Ucad : les étudiants dénoncent la mauvaise qualité de la nourriture
Le manque de respect et de considération, ce sont les sentiments les mieux partagés au campus social de l’Université Ceikh Anta Diop de Dakar(Ucad) ce matin. Il est 7h 40 minutes. En ce petit matin de vendredi, un vent frais souffle dans ce temple du savoir qui porte le nom de l’historien sénégalais Cheikh Anta de Dakar. Devant le Pavillon des filles qui fait face au restaurant « argentin », un groupe d’étudiants attirent notre attention. Le groupe s’agrandit de plus en plus. Sur le sol, des poissons, des légumes qui étaient destinés à la consommation des étudiants, dispersés çà et là ornent l décor. Les curieux, sac au dos sur la route sur la route des amphithéâtres s’arrêtent et n’hésitent pas immortaliser cette image d’exposition «de stock pourris » destiné aux étudiants. « Hier, soir, le menu était Hamburger. Mais on a constaté que le repas qui nous était servi était pourri. Ceci était pourri. C’est par la suite, que les étudiants mécontents sont entrés à l’intérieur des restaurants Central et Argentin, là où se trouvaient les stocks », explique Daouda Ndao. Et d’ajouter « à notre grande surprise, nous avons trouvé que les dates de péremptions ont expirées. Croyant plus malin, ils ont changé les date avec un marqueur. Sur les caisses, étaient bien visibles 2010/2011, ils ont modifié les dates et ont mis 2011 /2012 », explique l’étudiant en master à la fac Lettres. « C’est par la suite, révèle-t-il, que les étudiants, en colère, ont vidé les stocks et les ont jeté dehors »
Pour ne pas être exposé à des maladies, ces étudiants souhaitent que les responsables du Centre des œuvres universitaire (Coud) veillent sur la qualité de la restauration. « Il faut qu’il vérifie ce qu’ils nous donnent. Il faut qu’ils aient de la qualité, aujourd’hui nous avons même peur pour notre santé. Nous risquons des maladies », laisse entendre Galo Bâ, étudiant à la faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg). Un autre étudiant de dénoncer cet acte qu’il qualifie de manque de respect et de considération. « Ils ne nous respectent pas et ne nous considèrent pas. Comment peut-on donner ça aux étudiants ? », s’interroge un autre étudiant qui pointe du doigt les «poissons pourris » qui jonchent à même le sol. Selon lui, « si c’était leurs enfants, ils ne le feront pas, ils ne leur donneraient pas cette nourriture ». «Je ne vais plus me restaurer ici. J’habite juste à côté mais, pour gagner du temps je prenais mes repas ici », renchérit Abdou Lahad Ndiaye étudiant en première année à la faculté du droit. « J’entendais souvent mes camarades parler de ça, mais à vrai dire je n’y croyais pas. Aujourd’hui, là, je viens d’en avoir la preuve. Ils ne nous considèrent pas, si c’était leur enfants ils n’allaient pas faire cela » confie-t-il.
Du côté des autorités du (Coud), on nous signale que ces dernières sont absentes des lieux pour des questions de sécurité. Et on refuse de tout commentaire sur la question.
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