Tunis : Les journalistes à l'école de la bonne gouvernance

La journée mondiale de la liberté de la presse célébrée jeudi à Tunis a été marquée par une session de formation sur le rôle des médias dans le renforcement de la transparence. Ce séminaire de formation a eu pour cadre le Centre africain de perfectionnement des journalistes et des communicateurs (CAPJC). Une occasion pour les participants de faire le tour de la question de la corruption en Afrique.

 

10 participants venus différents pays africains ont abordé les questions liées à la gouvernance et essayé de trouver des solutions au problème de la corruption, du reste très prégnant en Afrique. Chaque participant est intervenu pour exposer l'état de la corruption dans son pays. Il s’en est suivi la projection du film du journaliste sud-africain, Nick Kotch, sur les indices de perception de la corruption. Selon lui, "la corruption est répandue en Afrique du Sud et aucun effort sérieux n'est fait pour convaincre la population de façon démocratique". Il a regretté que son pays soit marqué par une résistance forte et un manque total d’esprit démocratique.

Venu du Burkina Fasso, Moustapha Laabli Thiombiano, directeur général de tvzafrica.com basée à Ouagadougou, parle lui d’une "Afrique malade" marquée par des coups d’Etat, par la corruption, par des élections frauduleuses. "Des femmes qui accouchent mal dans les hôpitaux, soulève t-il, qui meurent parfois par manque d’alcool pour les désinfecter, ça c’est de la mauvaise gouvernance !" a-t-il soutenu.

« Les médias peuvent empêcher le manque transparence car ils sont les témoins du peuple. Ce sont les journalistes qui doivent mettre en garde la population de tout ce qui se passe dans le pays. Il ne faut pas qu’ils aient peur d’écrire la réalité, de dénoncer, d’interpeller nos dirigeants à changer de comportement », a souligné M. Thiombiano.

Ce dernier n'a pas manqué pas de citer dans son argumentation le cas du Sénégal durant la campagne électorale de la présidentielle. « De nos jours on n’a pas besoin de chasser un président de son fauteuil. Il suffit juste que les journalistes aient quelques choses sur lui et qu’il chute. Les médias font et défont les présidents. Le M23 l’a fait avec si on peut l’appeler ainsi, « le printemps de l’Afrique de l’Ouest ».

"Aujourd’hui, on a la chance d’avoir les médias modernes (radio, télé, internet), qui sont trop rapides. En une seconde, on peut partager des informations. Donc il faut utiliser cette force contre la mal gouvernance", a conclu M. Thiombiano.

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Portrait de Marième Birame BÂ
|Etudiante au CESTI
 
 

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