Situation au Mali : Regain de violence à Bamako
Seulement deux semaines après la constitution du gouvernement de transition, les espoirs d’un retour à la normale s’amenuisent. Les populations de Bamako et de Kati ont passé une nuit agitée. Des groupes de militaires ont échangé des tirs nourris pendant toute la soirée. Le bilan est de 14 morts et 31 blessés selon des sources hospitalières. Un bilan qui pourrait être revu à la hausse car dans la nuit de mardi à mercredi, des coups de feu ont été entendus à certains endroits de la capitale.
Tout est parti de la tentative d’arrestation d’Abdine Guindo, chef du camp des "Paras", resté fidèle au président déchu. Selon des témoins, tout a commencé lundi vers 19h 00 lorsque des "bérets rouges" restés fidèles au président déchu Amadou Toumani Touré ont tenté de prendre le siège de l’aéroport international et celui de la télévision nationale contrôlés par les ex-putschistes. Ils ont également essayé de s’emparer du camp Soundiata Keïta de Kati, quartier général de l’ex-junte. Pour des sources proches du camp para (bastion des bérets rouges), ce sont les "bérets verts", éléments de l’ex-junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo, qui ont voulu arrêter le général Abdine Guindo. Après plusieurs heures d’affrontements, les putschistes sont apparus à la télé pour lire une déclaration. « Nous demandons à la population de garder son calme, car la situation est actuellement sous contrôle », a déclaré le lieutenant Ouédraogo. Dans la matinée du mardi également, certains témoins ont fait cas d’échanges de tirs autour des camps de Kati et Djicoroni Para.
Ayant peur d'être atteints par des balles perdues, les Bamakois et les Katois sont restés cloitrés chez eux pendant toute la journée du mardi. Ainsi, le Mali s’enlise dans le chaos qui le secoue depuis plusieurs mois. Mardi matin, le capitaine Sanogo (chef de la junte) a déclaré à la télévision nationale que ses hommes ont déjoué le contre coup d’Etat qui était en cours. Comme s’il était toujours le premier responsable du pays. Et comme s’il n’y avait pas eu le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
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Commentaires
la junte vous comances
la junte vous comances a nous casse les coil des idiots aler vous batres a tonbouctou il ya rien a bamako des pedes de lasqeu vous aite