Olusegun Obasanjo "La tenue des élections est un impératif"

En conférence de presse, le chef des observateurs de l'Union Africaine a demandé aux Sénégalais d'aller voter dans la paix et la tranquilité. Olusegun Obasanjo a fait état de ses rencontres avec les acteurs de la classe politique depuis son arrivée à Dakar. Il s'est dit satisfait des discussions qu'il a eu tout en préconisant des solutions pour que le Sénégal ne plonge pas dans le chaos.

Propositions pour une sortie de crise

Nous avons suggéré une période de deux ans à Wade s'il gagne les élections et nous proposons la mise en place d'une commission électorale indépendante (CEI) après la présidentielle. Nous avons aussi demandé à l'opposition de nous envoyer des experts en informatique pour faire partie de notre équipe d'observateurs. Car nous entendons beaucoup de rumeurs qui disent que nous roulons pour tel ou tel parti mais nous ne sommes là pour qui ce soit. Le Sénégal est un pays très important pour la sous région, pour l'Afrique et le monde. Nous croyons fermement que la paix, la stabilité et la coopération doivent être maintenues. Nous apprécions le fait que jusqu'à maintenant ce que nous avons dit a été bien entendu. Nous avons constaté que la tension a baissé et nous appelons les uns et les autres à faire de leur mieux pour maintenir cette paix. La tenue de la présidentielle est obligatoire pour le pays.

Appel lancé à la classe politique

Nous invitons les acteurs de la vie politique sénégalaise à aller aux élections tout en préservant la paix. Ils doivent parler à leurs militants pour que le vote se déroule dans la tranquilité et que celui que les Sénégalais choisiront puisse exercer normalement son mandat. J'appelle les candidats à faire preuve de maturité, de cultiver la paix pour ne pas installer ce beau pays dans une position d'Etat ingouvernable. Le Sénégal est plus important que tout et la vie va continuer au delà du 26 février.

Rencontre avec Wade et avec l'opposition

Notre présence au Sénégal s'explique par le fait que nous sommes mandaté par l'Union Africaine pour superviser l'élection. La violence qui a sévit pendant la campagne a fait que nous étions obligé de jouer les bons offices pour sortir le pays de la situation dans laquelle il était plongé. Nous étions convaincus qu'il faudrait prévenir le chaos, éviter que le pays ne rentre dans la tragèdie, le désastre. Il n'y avait pas de dialogue entre l'Etat et les opposants, ce manque de communication n'est pas bon pour le Sénégal. C'est pourquoi nous avons rencontré les membres de l'opposition et ils ont dit que le Chef de l'Etat sortant ne peut pas se présenter, ils ont aussi proposé le report de la présidentielle de neuf mois. Vous savez le temps qui nous est imparti est trop petit pour faire des réaménagements sur le processus électoral. 

Le président Wade que nous avons rencontré a laissé entendre qu'une fois qu'il est réélu, a besoin de trois ans avant de quitter le pouvoir. Il n'est pas pour le report de la présidentielle. 

Nous ne sommes que des sages c'est pourquoi quand le président a dit trois ans et les opposants neuf mois, nous avons proposé deux ans mais le rôle de l'Union Africaine n'est pas de dire que l'élection va se tenir ou pas.

Aucune des deux parties n'a voulu faire des concessions mais au rythme où vont les choses nous espérons que les gens vont aller tranquillement à l'élection sans créer de problèmes.

Fausse note lors de la conférence de presse

Trois partisans de macky Sall qui étaient dans la salle, ont brandi des pancartes à l'arrivée d'Obasanjo pour lui dire que l'élection doit se tenir le 26 février et ils sont contre tout report.

 

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Portrait de Aziz Bane
Aziz Bane |Etudiant au CESTI
 
 

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