Docteur Malick Sané coordonnateur du Master de la FASEG « Il faut favoriser l’auto-emploi »
Parlez nous du module Politiques et négociations internationales du master 2 de la FASEG.
C’est une formation assez spécifique qu’on a su créer pour faire face à des problèmes auxquels l’Afrique est confrontée. L’université de Dakar en mettant en place cette formation veut contribuer à relever les défis qui concernent l’Afrique. Je voudrais insister sur le caractère ouvert de cette formation parce qu’on a eu à remettre des diplômes à trois auditeurs de la formation de renforcement des capacités. Il s’agit de deux fonctionnaires du ministère de l'Économie et des Finances dont l’un est déjà à la retraite et l’autre un agent de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. C’est pour dire qu’il y a cette complémentarité formation initiale, renforcement de capacités sur un domaine dans lequel l’Afrique éprouve beaucoup de difficultés. Il se déroule sur 10 mois.
Combien d’étudiants composent cette promotion ?
Il y a deux catégories d’étudiants qui composent cette promotion. Un premier groupe d’étudiants issus de la formation initiale. Ils sont titulaires d’une maitrise généralement en sciences économiques que nous avons sélectionnés sur la base de tests et qui ont suivi une formation depuis un an. Il y avait une soixantaine d’étudiants au départ mais sur le groupe, 35 ont poursuivi mais seuls 28 ont été déclarés admis. L’autre groupe est composé des auditeurs de la formation continue de renforcement des capacités. Ce sont des professionnels issus du secteur privé, du secteur public également qui ont pu mener cette formation au bout de 10 mois et qui reçoivent leurs parchemins.
La question de l’emploi est revenue dans les discours. Les étudiants semblent préoccupés par cette question.
L’emploi pose problème dans le monde. Dans les pays développés, c’est aujourd’hui la crise, c’est la question de l’emploi mais surtout dans les pays en développement particulièrement les pays africains. C’est justement le sens de cette formation qui est un champ nouveau et à partir duquel nous espérons trouver des débouchés pour les étudiants qui ont suivi cette formation et qui sortent du lot. C’est de cette façon qu’on peut trouver des réponses pertinentes aux questions de l’emploi en mettant en place des formations spécifiques qui donneraient plus d’atouts aux diplômes.
Quel appel lancez-vous à vos étudiants qui viennent de terminer leur formation ?
C’est de poursuivre l’effort et je pense que la récompense est au bout du chemin. L’Etat ne peut pas tout faire, il a des obligations et c’est à ce niveau là que je pense que l’auto-emploi peut être une solution possible. Au départ ces étudiants disposent d’une certaine qualification en sciences économiques, en mathématiques, en droit et ils ont été dotés d’une formation complémentaire. Au sein des différents modules, il y en a qui portent sur des techniques de financement, d’autres sur l’aspect marketing. Les étudiants ont mis en place un forum et ils ont déjà commencé des activités génératrices de revenus. Ils ont constitué un groupement d’intérêt économique (GIE) et ils exploitent au titre du plan REVA (retour vers l’agriculture) un domaine situé à Sangalkam. Tout cela montre qu’il y a des voies possibles à la fois dans l’administration publique, dans le secteur privé mais aussi par la génération de revenus à partir de l’auto-emploi.
C’est donc une grande fierté pour vous de voir vos étudiants recevoir leurs diplômes ?
Tout à fait. Il y a une grande joie qui nous anime par le fait de voir ces étudiants honorés après tant d’efforts fournis par eux, le corps professoral mais également par l’administration de la faculté au bout de plusieurs mois. Enfin les étudiants ont pu terminer leur module, ce qui montre leur ferme volonté de réussir dans un domaine qui aujourd’hui attire l’attention de beaucoup de gens de ce monde du fait de l’importance des négociations commerciales internationales. Je leur souhaite beaucoup de réussite.
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