Fidèle Guindou étudiant au Cesti « Nous allons être les relais des populations à Rio+20 »

Fidèle Guindou va représenter le Cesti au Sommet de l’Environnement à Rio de Janeiro Brésil. Dans cet entretien, il revient sur le travail de la plateforme Flamme d’Afrique de l’institut panos. L’étudiant en troisième année option radio parle aussi du partenariat entre le Cesti-Institut Panos et évoque le travail qui l’attend en terre brésilienne lors du sommet Rio+20. Entretien.

Parlez-nous de la plateforme Flamme d’Afrique.

Elle existe depuis plusieurs années et a été mise en place par l’institut Panos Afrique de l’Ouest. Arrivé un moment, Panos qui œuvre dans le sens de l’appropriation des médias africains par les africains eux-mêmes a jugé utile de pouvoir aider les journalistes à couvrir les événements africains. C’est pour les permettre de véhiculer des messages allant dans le sens de conscientiser les populations. On sait que les journalistes africains ont des problèmes de moyens et comme l’institut Panos est une ONG qui travaille avec les médias, il a jugé nécessaire d’aider les journalistes à aller couvrir des événements qui intéressent les populations. Nous avons démarré avec le Forum Social Mondial avec la participation de beaucoup de journalistes sénégalais. D’autres journalistes du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Ghana et du Kenya. Nous avions formé deux équipes, l’une faisait les productions en français, et l’autre en anglais.

Comment est né le partenariat entre le Cesti et l’Institut Panos ?

L’institut Panos a permis à des étudiants du Cesti de participer à ces productions en les mettant dans les différentes équipes de Flamme d’Afrique. L’initiative est d’un ancien étudiant du Cesti qui travaille actuellement à l’institut Panos et qui est chargé de projet. Il a fait la proposition de faire un partenariat entre Panos et le Cesti et c’est comme ça qu’est né le partenariat. La première équipe était composée de 12 étudiants du Cesti avec 11 en troisième année et un en deuxième année. C’est comme ça qu’on a travaillé avec Flamme d’Afrique. Je faisais partie de l’équipe qui a animé la plateforme et d’autres faisaient des productions pour le journal papier. Il y avait aussi des productions audios, vidéos, on faisait aussi du Coverit live qui permet de transmettre des informations à chaud. C’est à partir de là que j’ai découvert ça pour la première fois. Voila un peu l’histoire du partenariat entre le Cesti et Flamme d’Afrique.

Vous allez prendre part au Sommet Rio+20 au Brésil. Quel sera le travail qui vous attend là-bas ?

Avant, toutes les couvertures que faisait Flamme d’Afrique étaient classiques avec les médias traditionnels. C’est à partir du Forum Social Mondial qu’on a introduit les nouvelles technologies. C'est-à-dire les blogs, Facebook, Twitter et autres, mais aujourd’hui, Flamme d’Afrique est en train de virer carrément vers les médias sociaux. L’équipe qui part à Rio+20 est uniquement composée de journalistes web. Il y a un journaliste qui vient du Togo qui est photographe en même temps, il y a Basile Niane qui est le président des bloggeurs du Sénégal et moi-même étudiant et bloggeur au Cesti. C’est donc un challenge parce que nous voulons montrer qu’avec ces nouveaux médias on peut transformer l’espace médiatique, ça va aussi dans le sens de rapprocher l’information des populations. A Rio, nous allons couvrir et le sommet de l’environnement mais aussi le sommet des peuples. Mais nous allons mettre l’accent sur le sommet des peuples parce que c’est ce sommet qui intéresse les Africains. Comment est-ce que la question de l’environnement, la préoccupation de l’Afrique sera prise en compte lors de ce sommet ?, Comment est-ce que les Africains voient les différentes clauses qui vont sortir de ce sommet et la mise en application sur le terrain en Afrique. Notre travail va s’articuler autour des médias sociaux. Nous allons faire des productions audios, des  vidéos et même des photos.

On sait que tous les organes de presse du Sénégal ne pourront pas se rendre à Rio. Comment comptez-vous travailler avec eux ?

Pour les permettre de vivre l’événement à chaud, l’institut Panos a mis sur pied une technique. Il s’agit de demander à tous ceux qui font partie de l’équipe de Flamme d’Afrique de constituer un réseau de médias. Par exemple, moi je suis bloggeur au niveau du Cesti, je vais faire des productions qui vont intéresser mon école et la plateforme du Cesti pourra reprendre ces informations tout en citant Flamme d’Afrique et ce sera ainsi pour tous les autres organes presse. Nous comptons travailler avec les radios.

Que va gagner le Cesti dans tout ça ?

L’école va gagner en visibilité parce que lors du Forum Social Mondial les gens hésitaient à utiliser des étudiants en formation pour les reportages. La première activité qu’on a eu à couvrir c’était la marche et Flamme d’Afrique était la plateforme la plus visitée grâce aux productions des étudiants du Cesti malgré la présence de tous les grands médias du monde. Les étudiants du Cesti ont beaucoup contribué à la rédaction du support papier. C’est par la suite que l’Institut Panos a demandé aux étudiants du Cesti qui ont participé à Flamme d’Afrique de constituer un groupe et d’essayer de monter un projet allant dans le sens de traiter les thématiques qui ont été pris en compte lors du forum. Panos a aussi financé un voyage de quatre étudiants à Kolda pour un forum de restitution budgétaire. Les thèmes tournaient autour de l’accaparement des terres, l’accessibilité des terres pour les femmes, les questions liées aux compétences des différents responsables administratifs dans cette zone. C’est bénéfique pour les étudiants mais aussi pour le Cesti. C’est de là que j’ai vraiment commencé à aimer le multimédia. Il y a un bloggeur togolais qui a fait que je suis tombé sous le charme des multimédias qui m’a fait savoir que même si les médias classiques sont importants, l’avenir se trouve dans les réseaux sociaux. Il fait des tweets pour des organisations et il est payé au tweet pour vous dire l’importance des réseaux sociaux. C’est donc le nom de l’école qui part de l’avant et, on ne sait jamais, il peut y avoir d’autres partenariats car le logo du Cesti se trouve sur la plateforme Flamme d’Afrique et il suffit d’un simple clic pour accéder au site du Cesti. C’est une autre ouverture qui s’offre à notre école.

 

 

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Aziz Bane |Etudiant au CESTI
 
 

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