Nicolas Sarkozy : Le candidat sortant face à la crise
Il justifie sa candidature en faisant référence à la crise. La situation aujourd'hui de la France, de l'Europe et du monde fait que ne pas solliciter à nouveau la confiance des Français, ce serait comme un abandon de poste", explique-t-il.
A 57 ans, le président-candidat a, durant son mandat, souvent suscité la colère avec des mesures impopulaires : l’expulsion des Roms, la réforme des retraites, etc.
Ses projets :
Nicolas Sarkozy compte franchir « les blocages » en cas de second mandat par des référendums, notamment sur la question de l’emploi en pleine crise. « Passé un délai de quelques mois, toute personne au chômage sans perspective sérieuse de reprise d'emploi devra choisir une formation qualifiante. A l'issue de cette formation, qui sera obligatoire, le chômeur sera tenu d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé », propose-t-il dans Le Figaro Magazine. Sur la même question, il envisage des allègements fiscaux sur les salaires compris entre 1200 et 1400 euros.
Au plan social, le 23e président de la République française reste opposé au mariage homosexuel. « Ce contrat d'union civile aurait porté atteinte à l'institution du mariage. Nous ne l'avons pas mis en œuvre », argumente-t-il.
Issu d’une famille d’aristocrates ayant quitté la Hongrie en 1948 pour fuir le stalinisme, Nicolas Sarkozy devient avocat après des études en droit et sciences politiques. Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine à 21 ans puis maire de la ville à 28 ans, il rejoint Jacques Chirac au Rassemblement pour la République (Rpr) et dirige le Comité national des jeunes à l’élection présidentielle de 1981.
Ministre de l’Intérieur de 2002 à 2004, celui de l’Economie et des Finances en mars 2004 dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, « l’admirateur des valeurs libérales américaines » réussit la privatisation de France Télécom et modifie le statut des entreprises du secteur énergétique, Electricité de France (Edf) et Gaz de France (Gdf).
C’est à la démission d’Alain Juppé à la tête de l’Union pour un mouvement populaire (Ump), qui regroupe l’ensemble des partis de la Droite française, que Nicolas Sarkozy avait décliné ses ambitions présidentielles, en se présentant à sa succession. Il est élu en novembre 2004 avec 85 % des voix. Jacques Chirac exige alors sa démission du gouvernement. Cependant, il réintègre le gouvernement formé en 2005 par Dominique de Villepin au poste de ministre de l’Intérieur après le traité établissant la Constitution de l’Europe.
En novembre 2006, le candidat de la « rupture tranquille » s’affirme et suscite des passions. Il inquiète néanmoins avec son idée de création d’un ministère de l’identité nationale. En obtenant 31% au premier tour, il remporte le second contre Ségolène Royale avec 53 % des voix. Incarnant « le changement », Sarkozy déclare au soir de son élection qu’il veut « réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite et remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale ».
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