Le FMI prévoit une croissance de 7% en 2012 dans les pays de l’UEMOA

Les perspectives économiques semblent prometteuses pour l’année en cours dans les pays de l’Union économique et monétaire de l'Ouest africain (UEMOA), où le FMI prévoit un taux de croissance de 7%. 

Les prévisions d'un retour à la croissance émanent du dernier rapport du FMI sur les politiques communes. Toutefois, l’institution financière souligne que l’inflation devrait rester « modérée », aux alentours de 3, 5%. Quant aux déficits budgétaire et courant, ils représentent respectivement 7, 9% et 5,7% du Pib en 2011.

La hausse du taux de croissance économique en 2012, prévue dans les pays de l’Uemoa, serait due selon le FMI aux investissements effectués dans les infrastructures, à l'amélioration de la fourniture d’électricité au Sénégal et aux nouvelles exploitations pétrolières au Niger. S’y ajoute la reprise de l’activité économique en Côte d’ivoire. La circulation des biens, des services et des facteurs de production devrait reprendre et bénéficier surtout aux pays enclavés de la sous-région, souligne le rapport. Il ajoute qu’à la longue, toute la région UEMOA pourrait devenir plus attrayante pour les investisseurs étrangers.

Selon le FMI, la situation et la politique macroéconomiques de la Côte d’Ivoire continueront à avoir des répercussions importantes sur la performance globale de l’UEMOA. Une progression de sa croissance réelle, de son inflation, de sa situation budgétaire et de son solde des transactions courantes a un impact positif considérable sur les indicateurs de performance consolidés de la zone communautaire. Tous ces facteurs, indique la même source, devraient stimuler la croissance régionale, qui pourrait atteindre 7% en 2012.

Une redynamisation de l’intégration régionale et l’approfondissement des secteurs financiers donnent la possibilité de rehausser le potentiel de croissance dans cette zone communautaire, rapporte  le document du FMI. Ce document note la nécessité de poursuivre les autres reformes régionales visant à améliorer la compétitivité hors prix et à accroitre l’efficacité économique, telle que l’harmonisation fiscale et la tarification des produits pétroliers. Concernant l’inflation dans les pays de l’Uemoa, elle est fixée à 3, 5% en 2012, ceci en raison de la flambée des cours mondiaux surtout ceux des matières premières.

Les déficits budgétaire et courant se creusent

Cependant, il convient de mentionner que le déficit budgétaire global (dons exclus) dans la zone communautaire s’est creusé en 2011. Selon les estimations du FMI, il est passé de 5, 5% du Pib en 2010 à 7, 9% en raison de la crise ivoirienne. A cela s’ajoutent la hausse des subventions à l’électricité au Sénégal, le recours aux recettes des privatisations pour financer les projets d’investissement au Mali et la baisse des recettes fiscales au Bénin.

Le constat reste le même pour ce qui est du déficit courant qui a aussi grimpé à 5, 7% du Pib en 2011, contre 5% en 2010. Une situation qui, selon le rapport du FMI, s’explique par une baisse des envois de fonds des migrants, une hausse des importations du secteur minier au Burkina Faso et au Niger, et enfin au renchérissement du coût des produits alimentaires et pétroliers.

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Portrait de Abdou Diaw
Abdou Diaw |Étudiant au CESTI, Journaliste-blogueur
 
 

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