La littérature et les droits d’auteur célébrés, le ministre promet une radio cultuelle

La journée internationale de la littérature et des droits d’auteur est célébrée le 23 avril 2012. Des nombreux artistes et écrivains se sont réunis pour l’occasion à la maison des écrivains « Keur Birago » sise à fann. Le nouveau ministre de la culture et du tourisme, Youssou Ndour, a saisi l’occasion pour annoncer le projet de création d’une station radio.

Selon le ministre, cette fréquence sera réservée aux artistes et aura pour but d’amplifier la production des œuvres  littéraires et artistiques. Il a également promis le soutien de l’état pour promouvoir l’essor culturel.

Mr Alioune Badara Béye, président de l’AES (Association des Ecrivains Sénégalais) a axé son intervention sur le fonds d’aide aux écrivains qui est presque inexistant au Sénégal. Estimant la production littéraire de l’année 2009/2010 à 200 ouvrages, il a déploré la faiblesse de la production littéraire des artistes écrivains.

Le professeur Oumar Sangaré, agrégé en grammaire et lettres classiques, auteur de deux ouvrages sur l’actuel ministre de la culture et du tourisme, a fait un rappel  historique des différentes étapes de la littérature sénégalaise. En  effet, elles peuvent être divisées en trois périodes selon le professeur Sangaré. La littérature sénégalaise est née en 1920 avec le premier livre fiction d’Amadou Mapathé Diagne Les trois volontés de Malik. Cette période est caractérisée par une littérature critique à l’endroit de la colonisation.

La deuxième phase peut être délimitée entre 1945 et 1960. Et durant cette période, on retiendra surtout les œuvres de Senghor qui ont fait rayonner la littérature sénégalaise. Il y a eu aussi des écrivains comme Birago Diop, Abdoulaye Sadji, Ousmane Sembene et David Diop.

Enfin, il y'a cette période qui va de 1960 à nos jours où on peut citer Mbaye Gana Kébé, Cheikh Hamidou Kane et tant d’autres. Mais cette période est surtout marquée par l’émergence des femmes sur la scène, affirme le professeur Sangaré. Dans cette poussée féminine on peut citer Mariama Bâ et Nafissatou Diallo.

A travers sa présidente Madame Diabé Siby, la BSDA (Bureau sénégalais du droit d’Auteur) a demandé plus de moyens pour la sauvegarde des droits des producteurs littéraires et artistiques.

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Portrait de Ibra Badiane
Ibra Badiane |Etudiant en journalisme CESTI
 
 

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