La communauté malienne à Temey Soubalbé: un exemple d'intégration réussie

Pêcheurs pour la plupart, les Maliens de Temey Soubalbé vivent en parfaite harmonie avec les populations de ce village. Ils sont, cependant, confrontés à des problèmes, en général, d’ordre économique. 

Dans le cadre du séjour rural qu’ils ont éffectué du dimanche 03 Juin au Samedi 09 Juin à DAGANA, les étudiants de la 41e promotion du CESTI ont effectué une sortie dans le village de Mbane. A quelques kilomètres de là, dans un petit village du nom de Temey Soubalbé, vit une forte colonie malienne plusieurs années. Temey Soubalbé appelé encore Temey Alpoular est un village peulh dont les populations s’activent autour de l’élévage, l’agriculure et la pêche.

Après un accueil chaleureux qui nous a été reservé, le chef du village nous a fait savoir qu’il y a une communauté malienne qui vit avec eux. Nous sommes partis à la rencontre de ces Maliens. Originaires de la 5e région économique du Mali (Mopti), ils sont pour la plupart des pêcheurs. Ne disposant pas de pirogues avec moteur, ils font la pêche avec les embarcations qu’ils fabriquent eux-mêmes. Les poissons (frais ou fumés) sont vendus en grande partie à Richard Toll. Mais d’autres sont aussi vendus dans des villages environnants et pays voisins comme le Mali, la Guinée Bissau la Mauritanie.

 Composée de plus de cinquante familles au total, cette communauté malienne s’est très bien intégrée à Temey Soubalbé. Le chef de la communauté malienne, Elhadj Sylla, est installé dans ce village depuis trente ans et, comme d’autres de ses compatriotes, marié à une fille de ce village. « Les populations de Temey nous ont toujours bien accueilli et nous considèrent comme leurs frères » a laissé entendre le président Sylla. Quand au Chef du dit village, il a déclaré que « depuis son établissement, la communauté malienne n’a jamais été la source d’un quelconque problème et je les traite de la même façon que tout autre Sénégalais ».

A Temey les Maliens font également face à beaucoup de difficultés telle que la cherté de la vie. « Ces derniers temps, les affaires ne marchent pas beaucoup » affirme, Ali Kayentao, responsable d’une famille de 26 personnes. Il a également déploré la décision des autorités de revoir à la hausse le prix de la licence de pêche, qui s’élève à 100.000f cfa contre 15.000f cfa pour les Sénégalais.

Installés dans des abris provisoires, ces bozos (pêcheurs) comptent retourner au pays une fois qu’ils auront trouvé ce qu’ils sont venus chercher, de l’argent.

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Portrait de Sekou Gadjigo
Sekou GADJIGI |Etudiant journaliste au CESTI
 
 

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