Ghana : le président John Atta-Mills est mort
John Atta-Mills s’est éteint après avoir été conduit à l'hôpital militaire suite à une brusque maladie. Le président revenait d'un voyage aux Etats-Unis où il avait subi des examens médicaux qualifiés d'examens de routine.
Selon la Constitution, c'est le vice-président John Dramani Mahama qui va assurer l'intérim de ce pays réputé stable, jusqu'à élection présidentielle prévue en décembre. « C'est avec le cœur lourd que nous annonçons la mort brusque et prématurée du président de la République du Ghana », a déclaré la présidence dans un communiqué succinct. D’ailleurs, John Dramani Mahama a déjà prêté serment pour lui succéder. Atta-Mills était tombé malade quelques heures auparavant, selon le communiqué publié par les services de la présidence.
Juriste de formation, John Evans Atta-Mills, a dû s'y prendre à trois reprises avant de décrocher de justesse la présidence à l'issue des élections tenues en fin 2008. Durant sa campagne, cet homme d'origine modeste avait déclaré qu'il était animé par les idées sociales de Kwame Nkrumah, premier président du Ghana indépendant et héros de l'émancipation politique des noirs sur le continent.
Il a aussi enseigné le droit durant vingt-cinq années. Il a rejoint le bureau politique du National Democratic Congress (NDC) en 1990, et devient vice-président de Jerry Rawlings sept années plus tard.
Mills laisse derrière lui une formation politique divisée à cinq mois de la présidentielle. John Atta-Mills avait eu aussi l'honneur d'être le premier président de l'Afrique subsaharienne, en 2009, à recevoir Barack Obama en visite officielle. Il avait été désigné par son parti, le NDC, pour briguer un deuxième mandat en décembre à la tête du pays.
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