Gestion budgétaire: Les finances publiques sur une pente de relance

Dans la dernière note de conjoncture, la Dpee souligne que les ressources globales estimées à 345,5 milliards de francs Cfa ont enregistré une hausse de 8,8%, quant aux dépenses, elles sont évaluées à 407 milliards et ont connu une baisse de 15,9 milliards. Au total, le déficit budgétaire global (dons compris) s’élève à 55,5 milliards sur le premier trimestre de 2012 contre un déficit de 101 milliards à la même période en 2011.  

La gestion budgétaire a été caractérisée, au cours du premier trimestre de 2012, par un recouvrement moins important que prévu des recettes budgétaires associé à une diminution des dépenses d’investissements. Cependant, de bons résultats ont été notés au début de l’année, selon la Dpee, qui estime que les ressources globales (dons compris) mobilisées tournaient autour de 345,5 milliards (dont 316,9 milliards de recettes budgétaires, 9,1 milliards de ressources FSE et 19,5 milliards de dons). Elles ont progressé de 28,1 milliards sous l’impulsion des recettes budgétaires. En effet, celles-ci sont évaluées à 316,9 milliards et ont enregistré une progression de 6,5% imputable à la bonne tenue du recouvrement des impôts directs et des droits de douane qui ont permis d’atténuer les contreperformances au niveau des taxes indirectes et des recettes sur le pétrole.

 

Au niveau du cordon douanier, les recouvrements sont chiffrés à 101,8 milliards contre 87,8 milliards à fin mars 2011, soit un accroissement de 16% imputable à la TVA à l’import et aux droits de porte qui se sont établis respectivement à 58,2 milliards et 43,6 milliards à fin mars 2012. En revanche, la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) intérieure sur les biens et services est ressortie en baisse de 3,8% pour se situer à 48,6 milliards. De même, les recettes pétrolières, évaluées à 43,2 milliards, ont affiché un repli de 19,6% perceptible au niveau des taxes spécifiques sur le pétrole (-4,2 milliards) et de la Tva intérieure sur le pétrole (-7,4 milliards).

 

Les dépenses publiques en baisse

 

S’agissant des dépenses publiques, elles sont estimées à 407 milliards au premier trimestre de 2012 contre 422,9 milliards au même trimestre de 2011, soit une diminution de 15,9 milliards (-3,8%) imputable au repli des investissements.  En effet, les dépenses en capital sont globalement chiffrées à 175,4 milliards contre 201,5 milliards en 2011, soit une baisse de 26,1 milliards dû notamment aux investissements sur ressources propres. Ceux-ci sont passés de 125,5 milliards au premier trimestre de 2011 à 109,6 milliards à fin mars 2012, soit une baisse de 12,6%.

Toutefois, le ratio des investissements sur ressources internes rapportés aux recettes fiscales est ressorti à 35,4% soit au-delà de la limite communautaire fixée à 20%.

A l’inverse, les dépenses courantes se sont inscrites en hausse de 12,5 milliards (+5,7%) pour s’établir à 231,7 milliards à fin mars 2012. Cet accroissement précise la Dpee, s’explique par la progression de la masse salariale (+10,1%) et des dépenses de fonctionnement (+6,9%) qui se sont établies respectivement à 111,3 milliards et 101,9 milliards au premier trimestre de 2012. Le ratio de la masse salariale par rapport aux recettes fiscales ressort à 35,8%, légèrement au dessus du plafond communautaire de 35%. 

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Portrait de Abdou Diaw
Abdou Diaw |Étudiant au CESTI, Journaliste-blogueur
 
 

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