El Hadji Mounirou Ndiaye, économiste : "Le Sénégal peut tirer son épingle du jeu de la libération"
Diverses personnalités du monde de la recherche étaient présentes à l'occasion de la présentation de l'ouvrage de l'enseignant-chercheur El Hadji Mounirou Ndiaye. Ces invités ont encouragé et félicité leur collègue. Le directeur de L'Harmattan Sénégal, Abdoulaye Diallo a invité les étudiants et les élèves à ne pas délaisser la lecture. « On ne peut être formé en faisant fi de ce qui se trouve dans les livres. La connaissance et le savoir se trouvent dans les livres », a-t-il insisté. La vedette du jour, en l'occurence El Hadji Mounirou Ndiaye a avancé que le choix de consacrer un ouvrage à la Sonatel n’est pas fortuit. « J’ai pris l’exemple de la Sonatel pour montrer l’importance de cette société dans le budget de l’Etat. En outre, montrer que l’Etat du Sénégal aurait pu gagner plus que les 70 milliards de francs CFA, soit 122 millions de dollars US en 1997, s'il y avait eu une analyse approfondie des potentialités de cette entreprise auparavant ».
De même, l'auteur explique qu'« il ne faut pas ignorer le nombre d’employés fixes et délocalisés que la Sonatel a créés, contribuant ainsi à diminuer tant bien que mal le taux de chômage dans certains ménages ». L’œuvre Sonatel et le pacte libéral du Sénégal compte 102 pages avec 5 chapitres dont le premier est intitulé « Sonatel : une entreprise d’une vigueur permanente », le 2e porte sur «une privatisation économique soutenable », le troisième est axé sur « libéralisation, création de richesses et frictions », le quatrième s’articule autour de « l’affaire Global Voice » et le dernier chapitre aborde les « enjeux des télécommunications : la dimension institutionnelle ».
Ce livre porte donc sur l’analyse des différentes étapes jugées décisives. Sonatel et le pacte libéral du Sénégal revient d’abord sur les termes de la privatisation. Ils sont d'ordre tarifaire, managériale et technologiques. En son 4e chapitre, il émet une réflexion approfondie sur « la surtaxe et les appels entrants imposés », des mesures que le pouvoir d'Abdoulaye Wade a voulu rendre effectives. L’auteur reste convaincu que : « le Sénégal peut tirer son épingle du jeu de la libération et la Sonatel en est une bonne illustration ».
El Hadji Mounirou Ndiaye est docteur en économie industrielle, enseignement-chercheur et chef du département des Sciences économiques et de gestion à l’Université de Thiès (Sénégal). Il est spécialiste de l’économie des réseaux, des partenariats public /privé et de l’économie de la régulation.
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