Coupures d'électricité : Un ingénieur propose un plan énergétique solaire intégré

Plan national énergétique solaire intégré (Planesi). Telle est la nouvelle politique de l’énergie au Sénégal, proposée par l’ingénieur Dr Malick Kane, titulaire d’un diplôme en physique appliquée de l’Ucad. Il a émis cette idée, hier, au cours d’une conférence sur la crise énergétique, qu’il animait à l’ecole supérieure polytechnique de Dakar (Esp, ex-Ensut).

C’est devant un parterre d’ingénieurs, chercheurs et étudiants que Dr Kane a introduit le thème de la conférence : « Du plan Takkal vers un plan national énergétique durable ». Il s’agit, selon le conférencier de partir du plan Takkal pour faire des propositions qui pourraient amener notre pays vers un nouveau plan d’énergie. Faisant l’état des lieux de la situation actuelle énergétique au Sénégal, Dr Malick Kane a relevé qu’elle est caractérisée, d’une part par l’utilisation peu pertinente de centrales thermique à énergies fossiles et de l’autre, la vétusté des installations.

Il affirme qu’au Sénégal plus de 90% du parc énergétique sont essentiellement constitués de centrales thermiques qui fonctionnent avec le fuel lourd, le diesel ou le gaz. Cela, dit-il, a pour conséquence une production peu diversifiée, très coûteuse et qui accentue notre dépendance énergétique. Il a noté aussi, que la plupart des installations productrices d’électricité ont été construites entre la période coloniale et le début des années 60. Ce qui fait qu’elles ont donc des rendements de production qui sont très mauvais. Ces deux faits cumulés, poursuit M. Kane, ont pour principal impact une importante consommation de combustibles qui sont devenus à la fois rares et excessivement onéreux. Sans compter le fait que l’exploitation et la maintenance de ces centrales restent très problématiques, notamment en ce qui concerne les pièces de rechange.

Ainsi pour faire face à cette panoplie de problèmes liée à la crise énergétique, l’ingénieur préconise l’adoption du Plan national énergétique solaire intégré (Planesi). Ce dernier se fixera comme objectifs principaux : Sortir d’une vision à court terme pour se tourner vers l’avenir (2020-2030) ; définir et valider le mix énergétique en fonction de nos propres ressources, choisir les technologies les plus efficaces et définir les étapes pour les implémenter. L’élaboration de cette nouvelle politique énergétique passera par la reforme d’un certain nombre d’instruments qui sont actuellement en cours, a souligné le conférencier qui propose la réorientation du Fonds de soutien à l’énergie (Fse).

Il s’agira dans ce cas, de formuler des autorisations de construction qui seront accordées uniquement sur la base du respect des exigences de mix énergétique. Mettre en place des mécanismes de transferts de technologies et de connaissances opérationnelles, enfin soutenir la formation et la recherche. Sur la même lancée, M. Kane recommande une réorganisation de la SENELEC avec comme buts essentiels : assurer la sécurité de production, privatiser les unités de production actuelles avec des contrats de reprise d’électricité à long terme. Il juge également opportun de solliciter le Fse pour obtenir des garanties de crédits d’investissement de soutien à l’extension du réseau électrique.

 

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Portrait de Abdou Diaw
Abdou Diaw |Étudiant au CESTI, Journaliste-blogueur
 
 

Commentaires

Portrait de Mamadou Ndiaye

Bonne Idéé

par Mamadou Ndiaye·jeu, 01/01/1970 - 01:00

c intéressan de penser aux autre technique de source d'énergie, avec toutes les potentialité que nous offre le soleil, on a intéré à lexploiter pour que nous puissions etre autonomes en matière déléctricité bne continuation M. Kane

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