Coups et blessures volontaires : Le courtier obtient 50 000 FCFA de dommages et intérêts
Salif Diop est un courtier habitant à Pikine. Il avait offert ses services à la dame Guissé en lui vendant un terrain. Celle-ci reste lui devoir une commission de 100 000 FCFA. Les visites de Salif Diop à la dame Guissé pour lui réclamer son dû ont fini par agacer la progéniture de celle-ci. C'est ainsi que la famille Guissé s'en est pris physiquement au courtier en lui occasionnant des blessures à la tête. À la barre du tribunal correctionnel, la famille Guissé a servi une autre version des faits. Selon elle, à l'occasion d'un de ses incessantes visites, Salif Diop n'ayant pas trouvé la dame Guissé sur place se serait mis à proférer des injures. Chose que la famille Guissé a eu du mal à gober. Il s'en est suivi une bagarre. Si certains membres de la famille Guissé nient avoir frappé le courtier Diop, Cheikh Oumar membre de la famille reconnaît avoir échangé des coups de poing avec ce dernier. Cette bagarre a également occasionné des blessures à la main à Aissé Guissé. Élève en classe de terminale, elle a été placée en détention préventive le 23 juillet dernier à la Maison d'arrêt des femmes de Liberté 6.
Son avocat, Me Diao, réclame au courtier deux millions de FCFA en guise de dommages et intérêts à pour son indisponibilité temporaire de travail de 21 jours, en plus de sa détention de 9 jours. « Il n’y a rien qui prouve dans le dossier que Aissé a frappé le courtier. Les membres de la famille peuvent bénéficier des circonstances atténuantes », a plaidé Me Diao. Cité comme témoin, le chef de quartier Paul Diaham a révélé avoir conseillé au courtier d’ester en justice, "car nous sommes dans un pays de droit". Au final, Aissé et son frère Aboubacar Guissé ont été relaxés. Les autres prévenus sont condamnés à payer 50 000 FCFA de dommages et intérêts au plaignant.
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