Je tiens vraiment à remercier mon appareil photo pour m'avoir permis de régler un problème avec le préfet de Guédiawaye. Je me suis rendu à la préfecture de cette localité comme au premier tour pour me faire viser mon ordre de mission pour voter à Dakar. Je devais voter à Pire, mon village natal. À cause du boulot, je ne pouvais pas me déplacer.
Une fois arrivé à la préfecture de Guédiawaye, je passe au secrétariat pour les informer de l'objet de ma visite, mais la porte était fermée. Je décide de frapper à la porte du bureau du préfet et on me demande d'entrer. Je trouve le préfet et deux autres personnes dans le bureau.
J'informe le préfet de l'objet de ma visite mais avant même que je ne termine, il me coupe et me dit qu'il ne vise pas les ordres de mission. "Ce papier n'a aucune importance et le CESTI n'est pas une organe de presse mais une école de formation", me lance-t-il.
Alors, je lui fais remarquer qu'il m'avait visé mon papier au premier tour, mais il estime le contraire. "Au premier tour je n'ai pas visé d'ordre de mission et ce que vous avancez est faux".
Personnellement, j'étais vraiment touché et surpris par cette déclaration du préfet de Guédiawaye. Pourtant s'il n'avait pas visé mon ordre de mission au premier tour, je n'aurais pu voter à Guédiawaye.
Alors je suis resté deux minutes la tête baissée et ne savant plus quoi dire au préfet. Et comme Dieu fait bien les choses, j'ai tout de suite pensé à mon appareil photo. Il m'arrive de prendre en photo tout ce qui bouge et même certains de mes papiers car on ne sait jamais.
En défilant les photos de l'appareil en attendant que le préfet termine son discours, je vois deux photos de mon ordre de mission au premier tour et du coup, je souris. Je fais un zoom sur la photo et surtout là où le préfet a apposé sa signature pour le lui montrer. En ce moment précis, il fallait le voir quand il a constaté qu'il s'agissait vraiment et de sa signature et de son cachet.
Une minute après, il se confond en excuse. "Là vous avez raison, j'avais oublié que j'ai eu à viser ce papier, excusez moi". Alors comme à mon habitude je lui retorque un "non grawoul amoul problème" (ce n'est pas grave, pas de problème !) mais au fond de moi j'étais fier d'avoir pris ma revanche sur le préfet. Il a fini par viser le papier pour me permettre de voter en toute tranquilité au bureau de vote numéro 2 du poste de santé de médina Gounass.
C'est grâce à mon appareil photo que j'ai pu apporter un démenti au préfet pour dire tout simplement qu'il est toujours bon d'avoir une preuve en de pareils moments.