Économie et finances : atelier de formation de jeunes chercheuses
Valoriser le potentiel des jeunes chercheuses, c’est dans ce sens que l’AFARD veut contribuer à l’égalité de genre en examinant les effets de la mondialisation. Autour du thème « genre et justice économique », les Documents de Stratégies de Réduction de la Pauvreté (DRSP) 1 et 2 ainsi que le Document de Politique économique et sociale (DPES) ont été passés en revue.
Selon Mme Odile Ndoumbé Faye, Secrétaire éxécutive de l’AFARD, cet atelier de renforcement de capacités a permis aux jeunes chercheuses d’analyser ces documents au niveau national où la femme est souvent marginalisée. D’où l’intérêt pour l’AFARD de « former la relève sur les questions économiques et financières et la nécessité de promouvoir l’égalité de genre », justifie Mme Faye.
Pour mieux appréhender ce volet, M. Mayacine Camara, statisticien et maire de Koungheul, a partagé avec les participants le contenu de ces documents élaborés par la Banque mondiale et le FMI en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Il a souligné que les « DRSP 1 et 2 n’ont toujours pas permis au Sénégal de sortir de la pauvreté, mais ils demeurent des outils de suivi et d’évaluation des politiques de l’Etat ».
Quant au DPES, qui est une reformulation des DRSP élargis pour l’atteinte des OMD, il prévoit une croissance économique de 7% pour l’éradication de la pauvreté d’ici 2015. Toujours selon M. Camara, « ce nouveau document dans son élaboration repose sur la bonne gouvernance et la promotion des droits humains », un des axes stratégiques du DPES.
Dans l’élaboration de ces trois documents marqués par la quasi-inexistence de l'aspect genre, le Groupe Initiative des Femmes (GIF) a participé à toutes les revues des DRSP et du DPES. Pour sa coordonnatrice, Mme Abibatou Ndiaye, le GIF « a beaucoup influencé ces documents pour une prise en compte du genre et a participé à sa vulgarisation en langues nationales dans les zones rurales ».
Pendant cinq jours, les jeunes chercheuses réunies dans une plateforme mise en place depuis septembre 2011, ont pu « démystifier les documents DSRP et DPES sans complexe, les déchiffrer, les analyser et y apporter des propositions d'amélioration », souligne M. Oumar Sy, socio-économiste et formateur.
A l’issue des cinq jours de formation, un agenda a été validé avec des groupes thématiques qui tournent autour de différents axes de recherche pour ainsi former une nouvelle dynamique dans les activités de l’AFARD. La coordonatrice adjointe, Mme Madina Sarr Seck, a souligné que « la relève est consciente de la tâche qui l’attend, et que pour passer à l’action, des réunions sont prévues tous les deux mois pour voir l’état d’avancement des groupes de recherche ».
L’AFARD a réitéré son engagement à accompagner les jeunes chercheuses africaines, de part les formations qu’elle organise dans les 22 groupes nationaux. Cette organisation continentale veut ainsi valoriser le potentiel des jeunes autour des thèmes comme la justice économique et la participation des femmes dans la politique
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